Avec le réchauffement climatique, comment bien utiliser l’eau douce ?

Des températures de plus en plus chaudes

L’eau douce est le plus souvent stockée dans les rivières, les lacs et les pluies. Elle représente seulement 3% de l’eau globale sur la Terre. 

En France, le manque d’eau douce est de plus en plus présent au fur et à mesure des années.

Les réserves d’eau souterraines censées combler les déficiences d’eau pendant les saisons sèches ne sont pas assez remplies. Cela impacte directement notre écosystème.

Nous avons pu faire un constat alarmant avec les mégas feux dans le sud-ouest de la France à la Teste-de-Buch et Landiras. La surconsommation d’eau douce pour stopper ces feux, a rendu très critiques les réserves d’eau locales déjà très faibles, obligeant les canadairs à puiser dans l’eau de mer. 

Agir pour préserver l’eau

– Des canalisations défectueuses : des chiffres qui parlent d’eux même, 1 300 milliards de litres d’eau sont perdus chaque année en France dans des canalisations d’eau potable. Cela équivaut en moyenne à 20 % de perte d’eau potable par an. 

Pour éviter cette perte, l’Etat verse environ 900 millions d’euros par an, pour réparer ces canalisations. Une étude approfondie sur le budget qui devrait vraiment être alloué avoisinerait les 2 milliards d’euros par an, pour un meilleur entretient des branchements d’eau défectueux. Ces fuites sont recensés par l’Office National de la Biodiversité chaque année.

Top 3 des villes qui ont un taux dépassant le seuil fixé par la loi Grenelle II de 2010 visant à ne pas dépasser 15 % de perte d’eau potable.

  • Top 1 : Digne-les-Bains (Alpes-de-Haute-Provence) 54 %
  • Top 2 : Bar-le-Duc (Meuse) 48 %
  • Top 3 : Saint-Denis (Île de la Réunion) 46 %

Top 3 des villes respectant la loi Grenelle II pour limiter le gaspillage de l’eau.

  • Top 1 : Le Mans (Sarthe) 4 %
  • Top 2 : Rennes (Ille-et-Vilaine) 4 %
  • Top 3 : Blois (Loir-et-Cher) 5 %
À savoir : 1/4 des préfectures se positionnent entre les 4 % et 15 %. 

 

– Une agriculture gourmande : les principales cultures que nous récoltons en France sont de céréales, maïs, oléagineux et betteraves. Certaines sont plus gourmandes en eau que d’autres. La culture de Maïs, représente à elle seule 9 % de la surface agricole en France qui consomme environ 27 000 000 de litres d’eau par an. Pour éviter les sécheresses des grandes cultures en pleine saison, la solution dite “miraculeuse” des méga bassines a été proposée et installée dans plusieurs lieux stratégiques en France. Ces dernières permettent de stocker l’eau en grande quantité à la surface en pompant les nappes phréatiques et rivières à proximité, pour arroser les cultures.

Ils s’avèrent que ces méga bassines font l’objet de polémiques, car l’écosystème environnant est endigué par ces ouvrages de grandes ampleurs, mettant à mal la faune et la flore.

Néanmoins, d’autres systèmes d’hydratation des cultures plus respectueuses de l’environnement existent :

  • Planter des arbres autour des cultures pour contenir l’évaporation de l’eau. 
  • Micro-irrigation (goutte-à-goutte) permet de réduire de moitié la consommation d’eau
  • Garder les mauvaises herbes permet d’augmenter la rétention d’eau des sols 

 

– Des villes qui font monter le mercure : En ville se niche des îlots de chaleur à tous les coins de rues. Asphalte, béton et revêtement foncé ainsi que d’autres acteurs, sont les belligérants de l’air frais. 

Afin de contrer ces îlots de chaleur qui assèche davantage les sols environnants, plusieurs solutions existent : 

  • Arborer les voieries
  • Aménager des places avec des jardinières
  • Végétaliser les murs et toits des immeubles
  • Ajouter plus d’abris de bus
  • Eviter un drainage trop rapide des eaux de pluie vers les canalisations
  • Ajouter des points d’eau comme des fontaines dans les parcs et jardins

Top 5 des villes les plus chaudes de France : 

Top 5 : Perpignan (Pyrénées-Orientales)

Top 4 : Nice (Alpes-Maritimes)

Top 3 : Bastia (Haute-Corse)

Top 2 : Calvi (Haute-Corse)

Top 1 : Toulon (Var)

Afin de comprendre la situation urgente à laquelle nous devons faire face, pour l’été 2022 94 départements sur 96 étaient en alerte sécheresse. Au niveau mondial, plusieurs scénarios sont possibles pour 2050 sur l’estimation des températures. +1,6°C dans le meilleur des cas allant jusqu’à 8,5°C de plus en prenant le scénario le plus grave. (Rapport du GIEC sept 2021).

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